Théatre 140
140, avenue Plasky
1030 Bruxelles
02 733 97 08

Qu’est ce qu’une performance par rapport à une représentation théâtrale ? Une ébauche, un premier jet ou, plus précisément, un testament, ce que l’on voulait vraiment dire et faire voir ?
Là où la forme théâtrale s’avèrerait romancée, trop bien cousue, ficelée, le choix de Stéphane Gladyszewski s’est porté, cette fois, sur une déambulation dans son atelier de vidéaste rempli d’un coffre, d’un aquarium à sa dimension, de toute une alchimie numérique pour y parler de l’âme du corps humain, de la mémoire du père, de son propre corps noir et de la jeune femme qui le hante. J’espère ne pas commettre un transfert.
En effet nous voilà témoin d’une aventure tout à fait personnelle comme l’a écrit la journaliste Marie Baudet : "Son corps noir se présente comme un solo sur soi. Entre la glace, l’eau et la vapeur, entre la matrice et la psychanalyse, entre l’obscurité complète et les flashes intenses, entre la peinture et la danse on le suit, le perd, le devine. On est conquis."
Il quitte la forme décorative qui nous émerveillait au 140 dans Inside & Aura flirtant avec les univers de Rodin et de Francis Bacon (c’était au 140) pour aller plus au fond de cette recherche de soi qui le préoccupe, la quête d’un sens, du sens de sa vie sans passer par les mots. En effet, Stéphane est danseur, chorégraphe, vidéaste, créateur numérique, il n’est pas écrivain ni acteur.
Ou alors c’est un acteur du silence.
Au début de la performance, on pourrait se croire en coulisses ou dans quelques lieux dont nous aurions poussé la porte par inadvertance.
Comme je l’ai écrit dans l’édito, nous sommes admis à un moment hors du temps, de l’ordre du privé.
Jo Dekmine
Danse – L’illusionniste
"Plus le spectacle avance, plus la technologie est intégrée. Et plus l’impact est saisissant. L’œil mécanique de Gladyszewski surperpose les images sur son corps et les accessoires, les coule les unes aux autres. La force d’évocation de sa lanterne magique est grande : elle n’a besoin d’aucun discours. Gladyszewski construit des scènes visuelles animées à couper le souffle. Il devient lui-même part d’image.
C’est dans ce travail de pointe qu’il brille. Gladyszewski ajuste la technologie au corps avec une rare acuité. La quincaillerie est là, plein centre. Les spectateurs doivent pencher la tête ou bouger d’une fesse lorsque la caméra empiète sur leur champ. Elle fait partie de ce rêve éveillé. On la sent, on la suit, on l’oublie.
A son sommet, l’exploration fait penser à celles de Castellucci et Carbone 14. Ces moments sont si forts que le côté débonnaire du personnage de Gladyszewski jure avec la puissance des effets qu’il crée." Catherine Lalonde_Le Devoir (Montréal)
"(…) l’œil perd radicalement le fil entre ce qui est vrai et ce qui est enregistré. Pour une belle interrogation sur le sens de ce qu’on appelle encore art vivant." O.H._Le Vif/L’Express
Conception globale / images / performeur: Stéphane Gladyszewski - Intérprète de soutien (à la création): Elizabeth Emberly - Conception lumières: Yan Lee Chan - Conception sonore: Jean-Sébastien Durocher - Adjointe artistique (à la création): Marie-Stéphane Ledoux - Adjointe artistique à la reprise: Julie Andrée T. - Programmation informatique: Alexandre Burton - Directeur technique et régie de plateau: Armando Rubio Gomez
Crédits photographiques : libre de droits © Stéphane Gladyszewski, Nicholas Minns, Sandra Lynn Bélanger et Nicholas Tondreau
Par téléphone : 02 733 97 08 les jours ouvrables et les samedis de représentation de 12h à 18h.
Par mail:
© Design Studio Piroux et Associés.